DĂ©jĂ reprĂ©sentĂ©e sur le cadastre de 1811, l’actuelle « maison Saint-Joseph », Ă l’ouest de la cour du château, remonte probablement au XVIIIe siècle. Elle se caractĂ©rise Ă l’Ă©poque par une forme en U, la cavitĂ© tournĂ©e vers la façade extĂ©rieure de la cour fermĂ©e qui ne dispose probablement pas encore de son porche ouest. Selon la matrice cadastrale de 1811, le bâtiment est alors une bergerie.

Cadastre de La Castille 1811 – Archives dĂ©partementales du Var, 3PP 132/6
En 1848, les Aubert, propriĂ©taires depuis bientĂ´t 20 ans, Ă©tant peut-ĂŞtre Ă l’origine de ces modifications, Saint-Joseph a profondĂ©ment changĂ© d’apparence : le U a Ă©tĂ© fondu dans un rectangle par l’ajout de nouvelles pièces ; une entrĂ©e a Ă©tĂ© amĂ©nagĂ©e au nord avec un dĂ©bordement latĂ©ral donnant accès Ă une passerelle enjambant le canal ; des bâtiments annexes ont Ă©tĂ© ajoutĂ©s Ă proximitĂ© de cette entrĂ©e comme pour crĂ©er une petite cour au nord face Ă une nouvelle allĂ©e d’accès au coeur du domaine venant de l’ouest. La matrice cadastrale dĂ©signe alors Saint-Joseph (qui ne porte pas encore ce nom) comme une maison et une grange, les bâtiments annexes au nord Ă©tant des loges Ă cochons.
Ces modifications profondes de Saint-Joseph s’inscrivent plus largement dans la rĂ©organisation opĂ©rĂ©e probablement par les Aubert dans le rapport du château avec ses dĂ©pendances immĂ©diates. La cour du château, close en 1811, a Ă©tĂ© depuis ouverte au sud-ouest. L’amputation de surface bâtie que cela supposait a sans doute Ă©tĂ© compensĂ©e par la transformation de Saint-Joseph de « bergerie » en « maison et grange » et la construction de loges Ă cochons Ă proximitĂ©. Une clĂ´ture munie une entrĂ©e Ă©troite a Ă©tĂ© ajoutĂ©e entre Saint-Joseph et la façade extĂ©rieure de la cour du château pour marquer l’entrĂ©e de l’espace rĂ©sidentiel des châtelains s’ouvrant au sud sur le jardin et ses vastes promenades. Dans la mĂŞme logique, Ă l’est de la cour du château, des bâtiments ont Ă©tĂ© construits (magnanerie, grange, scierie, distillerie) dessinant une nouvelle cour sĂ©parĂ©e du porche et de la chapelle du château par une sorte de galerie assurant la communication entre les diffĂ©rents bâtiments agricoles mais les fermant Ă l’espace de plaisance.

Cadastre de La Castille 1848 – Archives dĂ©partementales du Var, 3PP 132/16
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